LIFESTYLE

J’ai marché pour #NOUSTOUTES

Samedi 24 Novembre 2018, j’ai marché pour #NOUSTOUTES.

La cause des femmes, leurs droits et leur sécurité est une cause qui me tient énormément à coeur.
D’abord parce que j’en suis une, que moi aussi quand je sors le soir je suis parfois pas rassurée. Moi aussi je subis des remarques désobligeantes sur mon physique, des « sale pute » lancés gratuitement, des « salope » chuchoté en sortant de la rame du métro. Oui je réfléchis à ma tenue avant de sortir, « au cas ou » mon jean trop moulant, ma jupe trop mini ou mon top trop « crop » seraient pris pour une invitation.

Que j’en ai marre de suivre des lois dictées par des hommes qui ne se mettent jamais à ma place.
Des hommes qui pensent que c’est « ok » de parler de « ma moule » quand je mange des linguine aux fruits de mer.

Des hommes qui pensent que les femmes passent de leur père à leur mari sans jamais être libres, toujours controlées comme des enfants.
Des hommes qui pensent que les femmes ne sont pas aussi bien qu’eux.
Des hommes qui pensent qu’ils ont le droit de frapper, violer, de toute façon ils ne seront pas punis.
Ou tout simplement des hommes qui ne font rien lorsqu’ils voient une femme se faire agresser dans la rue ou dans le metro.

Je suis donc allée marcher en compagnie de ces femmes fortes qui ont décider « d’ouvrir leur gueule » pour dire non, pour dire stop.
Au milieu des slogans inspirants (« nous sommes les petites filles des sorcières que vous n’avez pas brulées », « Ta main sur mes cheveux, mon poing dans ta gueule », « A bas le Patriarcaca », « Rage again machism »), les photos de certaines mortes sous les coups de leur compagnon.
L’émotion est palpable.
Je suis impressionnée par le nombre d’hommes venus soutenir la cause. Venus soutenir leur femme, leur fille, leurs amies, leurs cousines, leurs soeurs.
Le cortège, marchera sans violence (ce n’est pas l’appanage des femmes… surtout pas ici !) jusqu’a République, oscillant entre moment de bonne humeur, slogan scandés et chansons chantées, et des moments d’émotion ou les larmes pointent au bord des yeux.

J’espère, en m’engageant dans cette lutte, que mes futurs enfants vivront dans un monde différent. Que si j’ai une fille elle pourra se promener les soirs d’été le nez en l’air dans les rues, en petite robe légère.
Et que si j’ai un fils il saura assez sur de lui pour laisser la femme libre, qu’elle ne lui fera pas peur, qu’il saura lui laisser toute la place qu’elle mérite dans cette société, toujours en la respectant.

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